En 1837, Savarese inventa le vase siphoïde, qui vint simplifier singulièrement la fabrication et faciliter l'usage des eaux gazeuses, en permettant au consommateur de tirer la quantité d'eau gazeuse qui lui est nécessaire, sans craindre, comme avec les bouteilles, de perdre une partie plus ou moins considérable de liquide dont le gaz se se dégage avec rapidité.
Le siphon est un vase en verre, de forme cylindrique ou ovale; le goulot est entouré d'une douille en étain, faite en deux parties rapprochées contre le verre, et sur laquelle on vient visser la partie qui porte tout le mécanisme destiné à la fermeture du vase; dans cette partie vient se terminer le tube plongeur permettant au liquide de monter pour s'échapper au dehors.

Le vase siphoïde
Cette figure est une coupe de la partie supérieure d'un vase siphoïde dit à petit levier. Le goulot du vase porte une portion renflée contre laquelle vient butter une bague en étain en deux morceaux, qu'on a rapprochés autour du verre; sur cette bague filetée se trouve vissé le siphon proprement dir; une rondelle de caoutchouc permet de faire le joint étanche du siphon sur le verre, et en même temps de la douille en étain fixée par sertissage au bout du tube plongeur en verre, et qui va jusqu'au fond du vase. Une tige en laiton étamé porte, vissée à sa partie inférieure, une platine en étain garnie de caoutchouc, qui forme soupape; un ressort à boudin en laiton sert à relever la tige de la soupape; un petit levier en étain et cuivre jaune permet d'exercer une pression sur la tige de la soupape, d'abaisser celle-ci, et de livrer passage à l'eau gazeuse qui s'échappe par le bec. Aussitôt qu'on cesse d'appuyer sur le levier, le ressort ramène en place la soupape, que la pression intérieur tend à appuyer contre son siège.